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Quand le temps sera venu de
créer le panthéon de la renommée des Alouettes de Montréal, le groupe U2
mérite d’être un membre honorable.
Un concert du groupe en novembre 1997 au Stade Olympique a changé le cours
de l’histoire des Alouettes. Les Alouettes avaient besoin du stade pour la
demi-finale de la division Est. Cependant, le groupe pop irlandais avait
déjà réservé les lieux depuis longtemps. Les Alouettes ont donc été forcés
de jouer au centre-ville au Stade Percival Molson et pour le reste, ce n’est
qu’histoire ancienne.
Depuis ce temps, les Alouettes n’ont jamais quitté le Stade Molson et la
passion des partisans a rejailli. Le déménagement est survenu 51 ans après
la création de l’équipe, dix ans après la disparition de l’équipe et 18 mois
après sa renaissance. L’histoire des Alouettes a connu beaucoup de
changements.
Montréal et football sont synonymes. La première partie en sol
nord-américain s’est déroulée sur les terrains de cricket du centre-ville le
10 octobre 1868. Quatre ans plus tard, le Club de Football de Montréal était
créé et en 1946, les Alouettes étaient fondés. La composition de l’équipe
est parvenue de l’idée géniale de l’homme d’affaire montréalais Léo
Dandurand, qui a convaincu Lew Heyman de devenir le premier entraîneur chef
de l’équipe.
La nouvelle formation a gagné une Coupe Grey en 1949 et a participé à trois
finales de 1954 à 1956. Les bonheurs de l’équipe se sont ensuite évaporés,
et l’équipe n’a pas réussi à afficher une fiche gagnante avant 1970, la
première des trois années où Sam Etcheverry a été à la barre de l’équipe.
Cette saison a marqué le début d’une décennie enivrante pour les Alouettes.
L’édition de 1970 a remporté la Coupe Grey et après le départ d’Etcheverry,
Marv Levy a mené les siens aux grands honneurs deux fois, en 1974 et en
1977. Les Alouettes ont aussi atteint la finale de la Coupe Grey en 1975 et
en 1979, la dernière sous les ordres de Joe Scanella, mais ont perdu les
deux fois. Peu après, les problèmes ont commencé. En 1983, les Alouettes
sont devenus les Concordes et en 1987, noyés par les problèmes financiers,
la franchise a cessé ses opérations la veille du début de la saison
régulière, le jour de la Saint-Jean Baptiste, le 24 juin.
Le football professionnel a été absent de la scène sportive montréalaise
pendant neuf ans, mais pendant ces années le football amateur n’a pas cessé
de croître. Les programmes collégiaux et universitaires ont effectué un
travail colossal afin de produire des joueurs dignes de la LCF et même de la
NFL. À ces racines, le football était en santé dans la ville et dans la
province.
Les Alouettes contemporains ont vu le jour en 1996 des cendres des Stallions
de Baltimore. Les Stallions ont été la seule équipe d’expansion américaine à
déménager au Nord de la frontière. L’équipe jouait ses parties à domicile au
Stade Olympique, mais les bons vieux problèmes ont continué. Peu de
partisans aux tourniquets, une médiocre couverture médiatique et un
sentiment de froideur de la ville envers l’équipe.
Mais sans se soucier du désintéressement populaire, les Alouettes donnaient
un bon spectacle. Une équipe qui avait encaissé 23 saisons perdantes dans
ses 30 années précédentes à Montréal, remportait fréquemment ses rencontres.
Sous la direction de trois entraîneurs chefs différents – Bob Price, Dave
Ritchie et Charlie Taaffe- les Alouettes ont remporté 65 duels sur 100
pendant les cinq années consécutives. L’équipe a atteint la finale de la
division Est à chaque saison, mais a participé au match de la Coupe Grey une
fois seulement en 2000.
La saison suivante a été la seule tache noire au dossier des Alouettes. Ils
ont terminé la saison avec une fiche de neuf victoires, neuf défaites, ils
ont perdu dans la demi-finale de la division Est, mais ont tout de même
procédé à un important changement dans l’histoire des Alouettes modernes.
Don Matthews est devenu entraîneur-chef et a immédiatement apporté le succès
dans l’entourage de l’équipe. En 2002, les Alouettes ont terminé la saison
régulière avec un dossier de 13-5 et ont ensuite écrasé les Argonauts de
Toronto et les Eskimos d’Edmonton dans les séries éliminatoires pour
remporter la cinquième Coupe Grey de la franchise. Les ingrédients du succès
étaient rassemblés. Les Alouettes sont redevenus la meilleure équipe de la
LCF sur le terrain et dans la communauté. |
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When the time comes to
create the Montreal Alouettes Hall of Fame, the band U2 deserves to be named
as a charter inductee after their November 1997 concert changed the course
of Alouette history.
The band had already long been booked to play the big stadium when the Als
clinched second place in the Eastern Division. As hosts of the Eastern
semi-finals, the team was forced to play the game downtown at Percival
Molson Stadium and the rest, as they say, is history.
The Alouettes have called Molson Stadium home since 1998 and the city’s love
affair with the team and the CFL has been rekindled.The move back to Molson
came 51 years after the club's creation, a decade after the franchise's
demise in the late-80s, and 18 months after its rebirth. Along those lines,
the franchise has seen many twists and turns over the years.
Montreal is synonymous with football. The first recorded game ever played in
North America was on the downtown cricket grounds on Oct. 10, 1868. Four
years later, the Montreal Foot Ball Club was created and the Alouettes were
born in 1946.
The club's founding was the brainchild of Montreal businessman Leo Dandurand,
who persuaded Lew Heyman to become the team's first head coach.
In the early years, the Als were victorious in their first Grey Cup
appearance in 1949, and played in three straight Cup game from 1954-56. The
team took a downturn on the field after a great 1956 season and didn’t post
another winning record until 1970, the first of Sam Etcheverry's three years
as head coach.
That season was the start of a glorious decade for the Alouettes.Under “The
Rifle,” the '70 Als were crowned Grey Cup champions and Etcheverry
eventually ceded his spot to the legendary Marv Levy in ’74. Levy led the
team to three Cup finals, winning the title in 1974 and 1977, the latter in
the infamous “staple game” at the Big O.
Under new coach Joe Scanella, the team also reached the league final in 1979
before trouble began in the 80s. The Alouettes became the Concordes in 1983
and finally, burdened by mounting financial problems, the franchise ceased
operations on the eve of the 1987 regular season.
Montreal was without pro football for nine years, but in its absence amateur
football continued to thrive in Quebec. The CEGEP and university programs
consistently churned out players to both the CFL and NFL and at its roots,
football was healthy in the city and province.
The Alouettes came back to Montreal in 1996 when the defending Grey Cup
champion Stallions moved north from Baltimore, the only US expansion team to
make the move.
The team returned to Olympic Stadium, but the old problems continued. The
crowds were small, media coverage was spotty and the city's sentiment was
cool.
Despite the lack of interest, the Alouettes were good. A team that had
endured 23 losing seasons in its previous 30 CFL years in Montreal was a
consistent winner. Under three different head coaches - Bob Price, Dave
Ritchie and Charlie Taaffe - the Alouettes won 25 games during the 1996-97
Big O era, and continued on that pace, winning 36 from 1998-2000. The team
reached the Eastern Division final in every season, and advanced to the Grey
Cup game in 2000.
The only blip came in 2001 when the Als finished with a 9-9 record and lost
the Eastern Division semi-final, leading to one of the most important moves
in team history.
Don Matthews came in as head coach in 2002 and immediately restored the
franchise to glory. The Alouettes finished the ’02 regular season with a
13-5 record and then rolled over the Toronto Argonauts and Edmonton Eskimos
in the playoffs to win the franchise's fifth Grey Cup title. The team's
rebirth was complete as the Alouettes were again the best in the CFL, both
on and off the field.
The team was again crowned Eastern Division champions in 2003, advancing to
a second consecutive Grey Cup date with the Eskimos. This time, however, the
result did not go in the Alouettes' favour. |