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Roderick David Stewart voit le jour sous les bombardements allemand, le 10
janvier 1945 dans Archey Road à Highate, un quartier populaire de Londres.
La chance semble déjà lui sourire à ce moment puisque un missile V2 s'abat
sur le poste de Police voisin sans que la Famille Stewart n'est à déplorer
de victime. Il est le cinquième et dernier enfant d'un couple d'origine
écossaise : Robert et Elsie Stewart, et le seul à naître sur le territoire
Anglais, ses frères et soeurs ont eux, vu le jour en Ecosse. Il
entretiendra un amour pour son pays d'origine qui ne se démentira jamais,
avec entre autres sa passion pour l'équipe nationale d'Ecosse et du Celtic
de Glasgow. Petit, Rod n'est guère attiré par l'école, et ne rêve que de
trains électriques. En famille, bercé par les disques de son père, il
découvre, le soir caché sous la table de séjour alors qu'on le croit au
lit, la musique d' Al Jolson ou Dolly Donegan le roi du Skiffle. Dès son
arrivée à l'école, il rencontre deux petits compagnons prestigieux, ray et
Dave Davis, qui à l'époque usent leurs fond de culottes, comme lui à
Highate. ces deux frères devaient par la suite fonder les fameux KINKS.
Son père lui offre l'année de ses douze ans, une guitare pour Noël. Ce
dernier est déçu, lui qui avait souhaité un élément de train électrique.
Mais vite consolé, il passera de longues heures à imiter et singer les
idoles du moment. Roderick Stewart, va par la suite maîtriser avec brio,
le banjo et l'harmonica.
A 16 ans, Rod quitte l'école et envisage une carrière de joueur de foot
professionnel, au Brendford football Club, mais, las de faire banquette et
de se plier à certaines règles, Rod claque la porte des vestiaires au
grand regret de Robert qui voyait en son petit dernier l'espoir de voir
l'un de ses fils jouer pour l'équipe nationale écossaise.
"Quand je vois certains joueurs, je pense parfois que je ferais mieux
qu’eux, en tout cas sur un terrain. Mais, à mon âge, ma carrière de
footballeur serait finie depuis longtemps. Non, je suis très heureux du
choix que j’ai fait." ROD STEWART 1986
Exit le foot, Rod parcourt l'Europe avec guitare, banjo et harmonica,
découvrant la musique de Woody Guthrie et de Dylan,avant de tomber sous le
charme de la Soul de Sam Cooke et d'Otis Redding qui deviendront des
influences majeures dans le futur. Après avoir dormi sous les ponts de
Seine à Paris et s'être fait arrêter pour vagabondage en Espagne, il
revient chez lui, bien décidé à se lancer à fond dans la musique. Mais
tout n'est pas si facile, et Rod devient tour à tour livreur de journaux
pour les parents, poseur de pylône, et même fossoyeur :
"Voir des cercueils toute la journée était le meilleur remède,aujourd'hui
je n'ai plus peur de mourir". ROD STEWART 1996.
Le mouvement Mod bat son plein en Angleterre et Rod s'y joint. Il intègre
tout d'abord un groupe obscure de Birmingham "Jimmy Powell & the Five
Dimensions", mais le leader, jaloux des capacités vocales de Stewart, le
sacque à la première occasion. "Les Dimensions....Deux Types voulaient
jouer des hits des Beatles, moi je voulais chanter du Blues et les autres
ne voulaient faire que Ray Charles." ROD STEWART 1971
Il enregistre en 1964, pour DECCA Records son tout premier single en solo,
"Good morning little schoolgirl", le classique de Sonny Boy Williamson.
Sans le savoir, Rod vient d'enregistrer ce titre en même temps que les
Yardbirds , qui eux, sont populaires. La version faite par Rod passe donc
totalement inaperçue.
Un soir de brouillard,alors qu'il joue de l'harmonica dans le métro, un
certain Long John Baldry l'entend et tombe sous le charme, il lui demande
aussitôt de se joindre à lui, au sein des Hoochie Coochie Men pour
quelques concerts. C'est le premier contrat musical pour le jeune Rod. Les
Hoochie Coochie Men se séparent et Rod rejoint les Soul Agents, avant de
retrouver à nouveau Long John Baldry en 65 dans Steampacket au côté de
Brian Auger et Julie Driscoll. Seul des démos pour un album ont été
enregistrées à cette époque mais ne furent gravées sur cire qu'après le
succès planétaire de Stewart en 71. Brian Auger devenu leader du groupe,
vire Rod Stewart quelques temps après.
En novembre , il signe un contrat avec EMI, il enregistrera "The day will
come" titre tout aussi obscur que le premier simple, mais aussi ses
premières reprises de Sam Cooke, comme 'I've Just Got Some', ou "Shake'.
EXTRAORDINAIRE ....
Cette année là, le surdoué que l'on surnomme également "The Mod Delight"
effectuera son premier passage à la BBC dans un documentaire intitulé "Rod
the Mod". Ce reportage montre le portrait d'un mod typique, Long John
Baldry amusé par le titre du doc, introduira chaque soir l'arrivée sur
scène de Stewart par "...Je vous demande d'accueillir Mr Rod The Mod !!",
et ce surnom qui ne le quittera plus.
A cette époque les groupes se forment et se séparent aussi vite, Rod monte
Shotgun Express, un combo en compagnie de Peter Green et Mick Fleetwood
futurs Fleetwood Mac, Le groupe tient deux mois ! Pendant ce temps Rod,
continue à enregistrer divers simples en solo qui connurent tous le même
franc insuccès.
Sa carrière débutera véritablement en février 1967 quand il rejoint le
Jeff Beck Group. Jeff ancien guitariste des Yardbirds s'entoure donc de
Rod au chant et de Ron Wood à la basse, Nicky Hopkins au piano et Mickey
Waller à la batterie.
1968, parution du premier album du groupe "Truth" qui deviendra un
classique du Rock, avec des titres d'une exceptionnelle qualité tels,
"Ain't Superstitious", "Let Me love To You", "Rock My Plimsoul", "You
Shook Me", ainsi qu'une étonnante interprétation du célèbre "Ol Man
River".
En 1969, "Beck Ola", 2ème et dernier album sort, alors que le groupe est
déjà séparé. Rod est crédité "EXTRAORDINAIRE" par Jeff dans les
remerciements. Il faut dire qu'avec ses vocaux impressionnants sur "Jailhouse
Rock", "Hangman Knees" ou même "All Shook Up" qui ouvre l'album, Rod
n'usurpe pas son superlatif. Le groupe tourne beaucoup aux States et
acquiert vite une bonne réputation. "Truth" atteignant même la 15éme place
des charts U.S . "Truth" et "Beck Ola" ont influencé un nombre
considérable de groupes Rock et Hard Rock.
A noter qu' en 68, en parallèle du Jeff Beck Group, Rod enregistre un 45
tours en solo, "Little Missunderstood".
LA MAGIE DES FACES....
En juillet 69 en compagnie de Ronnie Wood, après avoir quitté avec fracas
le Jeff Beck Group, Rod prépare son premier album solo sous la direction
de Lou Reizner. L'album, s'intitule "An old raincoat won't let you down",
et se classera 139ème aux USA sous le titre de "The Rod Stewart Album",
mais passera quasiment inaperçu chez lui en Grande Bretagne. Il comporte
des compos persos comme "Man of Constant Sorrow", "I wouldn't Ever Change
A Thing", mais aussi des reprises réussies, notamment "Street Fighting
Man" des Stones et surtout "Handbags & Gladrags" de Mike d'Habo.
Ron et Rod font à la même époque, un court essai en compagnie d' Art Wood
frère de Ron, tourneront dans les universités à titre gracieux, et
enregistreront de façon tout à fait inaperçue 2 titres, "Diamond Joe" et "Engine
444" sous le nom des Quiet Melon, ces 2 morceaux resteront perdus près de
25 ans avant d'être redécouvert un beau jour de 1994. L'essai non
concluant, les deux hommes rejoignent les Small Faces pour les rebaptiser
Faces. Nos deux compères se retrouvent donc aux côtés de Ronnie Lane
(basse), Kenny Jones (batterie) et Ian Mc Lagan (claviers) devenus
orphelins de Steve Mariott parti former Humble Pie.
Mars 1970 voit la sortie du premier LP des Faces, ou Rod et Ronnie Lane se
partagent les vocaux "First step",qui se classera 45ème au Royaume Uni est
plutôt un bon essai. Paralèllement Rod sortira son deuxième album solo et
l'excellent "Gasoline alley" en septembre 70, se place 62éme en UK et
27ème aux States, tous les membres des Faces sont présent sur l'opus et
Ronnie Lane chantera en duo, la reprise d'un nouvel espoir du Rock : (Elton
john) sur "Country Comfort".
Début 71, les Faces, produisent "Long Player", très bon album de Rock, où
l'on peut découvrir 2 titres live témoignant de l'atmosphère "Faces"
débraillée, sur la reprise de Mc Cartney "Maybe I'm Amazed" et le
classique blues "Feel So Good".
Rod Stewart aborde donc l'année 71 avec un succès qui va bon train aux
Etats-Unis, les Anglais étant plus indécis, jusqu’à la sortie de "Every
pictures tells a story" en mai 7l, l'un des chef-d'oeuvre de sa carrière.
L'album contient à nouveau, des reprises habiles tels "Losing You" des
Temptations, "Tomorow is a Long Time" de Dylan, "That's all right"
immortalisé par Presley, ou "Reason to Believe" de Tim Hardin ainsi que
des compos de génie, notamment "Mandolin Wind", "Every Picture Tells A
Story" autobiographique, qui raconte les années de galères et de
vagabondage à travers l'Europe, France comprise ; mais aussi "Maggie May",
toujours autobiographique, sur les premiers émois sexuels de la futur rock
star avec une péripatéticienne. Du coup, le single "Maggie May" et
l'album, sont simultanément n°1 des 2 côtés de l’Atlantique, pendant cinq
semaines consécutives. Pourtant, "Maggie.." n’était au départ que la face
B du 45-tours "Reason to believe" et s’est imposé grâce à un Disc-jockey
d'une radio américaine de Cleveland, qui a eu l'idée toute simple de
retourner le disque. Dès lors un nombre incroyable d'auditeurs se sont
rués dans les boutiques pour commander ce titre qui n'existait pas encore
en tant que face A de single.
Profitant du succès, aussi incroyable qu'inattendu, les Faces, sortent un
album merveilleux d'atmosphère, "A nod's as good as a Wink" en début 72,
sur lequel figure leur plus grand hit "Stay With Me". Rod Stewart et les
Faces entament alors une grande tournée jouée à guichets fermés, Rod se
révèle un showman extraordinaire, un des plus grands chanteurs blancs de
rhythm & blues, le son du groupe, lui, rappelle les Rolling Stones. En
juillet 72, "Never a dull moment" 3ème album solo connaît la réussite
commerciale instantanée, le single "You wear it well" se classe
naturellement n°1 en Angleterre et "Angel" repris à Hendrix flirte avec
les premières places des charts de la planète. Très bon album "follow up"
de "Every Picture..", l'album comprend également, "Twistin' the Night Away"
de l'incontournable Sam Cooke, ainsi que "Mama you been on my mind" titre
obscur de Dylan.
Tout en cumulant carrière solo et chanteur au sein des Faces, il
enregistre "In a broken dream" pour un groupe australien du nom de Python
Lee Jackson, ce titre n'est au départ qu'une démo que Rod fait pour poser
une voix, mais le disque se retrouve dans les bacs et se classe très vite
n° 3 en Angleterre. A la fin de cette même année, il interprète "Pinball
wizard" dans la version de "Tommy" qui est présentée à Londres avec le
London Symphony Orchestra, devant les yeux admirateurs de leurs créateurs
les WHO. Les Faces qui semblent s'essouffler, sortent "Ooh La La", très
Rock, duquel est extrait le single "Cindy Incidentally".
Mais L'ambiance au sein du groupe se dégrade considérablement et Ronnie
Lane décide de quitter les Faces aprés les concerts de Londres en juin 73,
il sera remplacé par le japonais Tetsu Yamauchi (ex Free). Lane,
reprochant à Stewart de vouloir s'approprier le groupe.
".......Quand Ronnie Lane est parti, la magie a quitté les FACES........"
ROD STEWART 1978.
73 est aussi marqué par des problèmes de contrat qui gèlent la sortie d'un
album tout prêt, qui devait s'appeler "Scotland For The Royal Cup". A la
place, Mercury se dépêche de sortir une première compilation "Sing it
again Rod" qui se classera au Top 1 Anglais.
En 1974 Rod rejoint Ron Wood pour son premier album solo "I've got my own
album to do". On le retrouve sur 3 titres "Take a look at the guy", "Of
you gotta make a fool of somebody" et "Mystifies me". Les Faces sortent
leur dernier album, et sans doute le plus mauvais, enregistré live, "Coast
To Coast", montre un groupe bordélique, sans âme.
En octobre 74, Rod Stewart sort un nouvel album, "Smiler". le 33 tours est
assez inégal mais, l'on peut y découvrir un titre offert par Paul Mc
Cartney "Mine for me" et un duo avec son ami Elton John "Let me be your
car", l'opus contient aussi le terrible "Sweet Little rock'n Roller" de
Chuck Berry, "Farewell" compo perso de Rod très "scottish", mais aussi
"Hard road" repris à l'un des membres des futurs AC/DC. "Smiler" sonnera
la fin d'une époque et d'une lignée d'album marquée par le bras de fer
entre Mercury et Warner-Bros. Ce dernier label récupère notre homme, qui
est parti se changer les idées en Allemagne durant l'été 74 pour la coupe
du monde de foot avec sous le bras un simple enregistré avec
l'international de foot écossais Denis Law pour un "Angel" décontracté.
En mars 75 à Los Angeles, Rod Stewart rencontre l’actrice suédoise Britt
Ekland pour une histoire de coeur très médiatique. Rod décide de
s’installer aux Etats-Unis et y enregistre "Atlantic Crossing", qui paraît
en août 75 . "Sailing", tiré de l'album reprise d’une composition des
Sutherland Brothers, deviendra l’hymne officieux de la Royal Navy. Ce 33
tours comporte une face lente et une face rapide, avec toujours des
compositions originales et des reprises dont le classique "I don't want to
talk about it". L'album est enregistré avec les musiciens de Muscle Shoals,
studios Atlantic de Memphis rendus célèbre par Elvis Presley, et même Otis
Redding. Pendant ce temps Ron Wood devient officiellement le nouveau
guitariste des Rolling Stones, ce qui sonnera définitivement la fin des
Faces, qui donneront leur dernier concert à Londres en décembre 75.
L'EXILE ....
Rod enregistre le single "Skye boat song" en février 75 avec l'Atlantic
Crossing Drum and Pipe Band, puis s'envole pour la Grande Bretagne pour la
promotion de son futur LP. C'est la première fois qu'il retourne chez lui
depuis un an.
En juillet 76, parait "A night on the town" Stewart se classe pour la 6ème
fois d’affilée en tête du hit-parade anglais . Le single "Tonight’s the
night" caracole à la première place aux Etats-Unis pendant 8 semaines
consécutives, égalant le record établi par les Beatles avec "Hey Jude". On
y retrouve le controversé "The killing of Georgie" traitant de
l'homosexualité, avec l'histoire d'un gay assassiné en plein New York, et
l'excellente reprise de Cat Stevens "The first Cut is The Deepest"
La fin de l'année 76 nous apporte un nouveau single "Get Back" tiré du
film et de l'album du même nom, "All this and world war II" ou se mêlent
quantité d'artistes.
Rod Stewart assemble un groupe de 6 musiciens où l'on retrouve entre
autres le batteur Carmine Appice et le guitariste Jim Cregan, dans
l'optique d'une 1ère tournée mondiale en solo, qui durera deux ans et sera
un succès triomphal.
On les retrouve à ses côtés sur l’album "Foot loose and fancy free" (n°3
en UK et 2 US) en octobre 77. Mélangeant habilement Rocks et ballades, le
tube est "Hot legs" qui sera suivi de "You're in my heart", un titre qui
rend hommage au foot et à ses deux équipes de coeur; le Celtic de Glasgow
et Manchester United. Notons la formidable reprise du standard "You Keep
Me Hangin' On", ainsi que le très touchant "I was only jocking" écrit à
propos de ses erreurs de jeunesse.
Cette année, Rod se sépare de Britt Ekland, qui ne manquera pas de lui
réclamer 12 millions de dollars.
Le Billboard lui décernera l'award du meilleur single pour "Tonight's the
night" et le Daily Mirror celui de meilleur artiste masculin. N'oublions
pas que cette année là, Rod se classe dans les charts avec des titres de 4
albums différents !
Nous sommes en 1978, Rod rencontre Alana Hamilton qui deviendra plus tard
Mme Stewart (avril 79). En cette année de Coupe du Monde de foot qui se
déroule en Argentine, Rod The Mod, encourage son équipe avec un single "Ole
Ola" et "Que Sera" en face B enregistré avec la sélection nationale
écossaise, qui verra le jour en mai 78 et montera jusqu'au Top 4
Britannique. 1978 c'est aussi à l'époque le haut de la vague Disco et Rod
n'échappe au phénomène "Da ya think I'm sexy" est tiré de l'album "Blondes
have more fun", ou le retrouve également des temps forts comme "Standin'
in The Shadow of Love" standart des 60's.
Da Ya Think I'm Sexy ? est un nouveau numéro 1 des deux côtés de
l'Atlantique et cela reste l'une des plus grosses ventes de sa carrière,
il entre même dans le livres guiness des records, comme étant le 45tours
le plus vite vendu de tous les temps. Les puristes du rock crient au
scandale en affirmant que Rod a vendu son âme (à qui ?) et le chanteur
brésilien Jorge Ben traîne Rod Stewart devant les tribunaux, l’accusant
d’avoir recopié une phrase musicale de son succès "Taj Mahal". Les droits
du titre, seront reversés à l'UNICEF.
Rod repart en tournée et participera au concert de charité "Music for the
UNICEF" en janvier 79 au siége des Nations Unies à New York. Il interpréte
"Me and Bobby Mc Gee" avec le chanteur Country Kris Kristofferson ainsi
que "Da ya think I'm sexy ?".
Le 21 août naît Kimberley, premier enfant du couple Stewart. En novembre,
Rod Stewart semble epprouvé par l'enchaînement des albums et des tournées,
il refuse d'enregistrer, un projet qui consistait à inclure dans une
compilation des tires inédits paraîtra alors "Greatest hits" regroupant
les hits de la période Warner (n°1 UK et 22 aux States). Ce sera la 11éme
meilleure vente de l'année en Angleterre.
LES ANNEES 'FREAK'....
Rod Stewart retrouve les hits parades en novembre 80 avec "Foolish
behaviour" (4éme UK et 12éme US) et le single "Passion" (5éme US).
L’enregistrement a été réalisé avec le groupe qui l' accompagne sur scène
: Jim Cregan et Gary Grainger aux guitares, Kevin Savigar aux claviers,
Phil Chen à la basse Phil Kenzie au sax et Carmine Appice à la batterie.
Ils participent également à la composition des morceaux, à noter que Rod
joue sur cet album, de la guitare et harmonica, a dessiné la pochette de
l'album et écrit "My Girl" pour sa fille.
Le groupe est purement congédié dans sa quasi totalité suite à une
mésentente concernant un passage télé. Les guitares sont alors reprises
par Jim Cregan, Robin Le Mesurier, Wally Stocker, la basse par Jay Davis,
la batterie par Tony Brock, le sax par Jimmy Zavala.
"Tonight I'm yours" parait en novembre 81 (8éme UK et 11éme US) qui sera
précédé du single éponyme , le second simple "Young turks" se classera n°5
aux Etats-Unis, ou le succès de Rod ne se dément pas. Sur cette album,
"Sonny" est écrit pour Sean, dernier né, du couple Alanna / Rod, plusieurs
reprises, se distinguent dans cet opus, "Just Like A Woman" de Dylan, "How
Long" de Paul Carrack, et "Tear it Up" rockabilly des 50's. Une nouvelle
tournée débute, elle est plus spécifiquement axée sur le continent
nord-américain. "Le Grand Tour Of America & Canada", qui trouvera son
prolongement dans le double album "Absolutely live" en 82, retraçant deux
décennies de tubes Stewartesque où l'on retrouve également Tina Turner
ainsi que Kim Carnes en guest sur "Stay With Me".. A préciser que ce
double, contient deux titres qui ne figureront plus sur le CD "Guess I'll
always love you" et "The great pretender".
Fin 82, Rod enregistre "That's what friends are for" pour la BOF du film "Nightshift",composé
par Burt Bacharach.
"Body wishes" sort en juin 83. le 1er single "Baby Jane" est n°1 en
Angleterre au mois d’octobre. Ce nouvel album connaît un succès
considérable en Europe mais est accueilli froidement aux USA. Deux autres
singles sont extraits de l'album, "What Am I gonna Do ?" n°3 en UK et "Sweet
Surrender". L'album qui connaît un succès phénoménale en Europe est très
al accueilli au States.
Séparé d'Alana avec qui il divorce en 84, Rod enregistre sous la houlette
de Michaël Ormatian, "Camouflage" (8éme UK et 18 US) et retrouve les
charts américains , en juillet 84, Rod y invite Jeff Beck qui est crédité
à la guitare sur trois titres dont le single "Infatuation". Rod Stewart
l’emmène en tournée, mais Jeff part au bout de 7 concerts sur les 86
prévus ."Some guys have all the luck" sera le 2ème extrait d'un album ne
comportant que 8 titres, dont le très rock "Bad For You".
Malgré la mésentente avec Jeff Beck, les 2 compères se retrouvent pour un
nouveau single "People get ready" qui paraîtra sur le 33t de Jeff Beck
"Flash" durant l’été 85.
"Jeff et Woody m’ont apporté une maquette de "People get ready". On l’a
écoutée et ils m’ont dit qu’ils m’auraient bien vu chanter ce titre.
L’idée m’a plu. Je leur ai répondu : "retournons au studio et je la
chanterai pour vous". Et j’ai vu que depuis, c’était devenu un 45-tours."
ROD STEWART 1985
FOREVER YOUNG....
Lorsque paraît "Every beat of my heart" (5éme en UK et 28 US sous le titre
de 'Rod Stewart') en juillet 86, Rod aspire à un retour aux sources de sa
musique."Love touch", est le 1er single de l'album mais aussi la chanson
du film "Legal Eagles". Il contient également "Every beat of my heart",
numéro 2 en Angleterre titre hommage à ses origines écossaises, ainsi qu'
"In My Life" des Beatles et "Another heartache", un titre que Rod Stewart
a écrit avec Bryan Adams d’une manière plutôt inattendue.
"....Je n’ai rencontré Bryan Adams que bien plus tard à Wembley, lors de
ce concert pour l’anniversaire du Prince Charles. "Another heartache" est
un morceau que nous avons composé au téléphone. C’est dingue, mais nous
n’avons jamais été face à face pour écrire ce titre. Il m’a téléphoné un
jour pour me dire qu’il tenait les couplets mais qu’il n’arrivait pas à
composer le refrain. J’ai essayé à mon tour, puis j’ai contacté un
parolier qui m’a dit que lui n’écrivait que des couplets. Il ne me restait
plus qu’à terminer la chanson moi-même. C’est ce qu’on appelle un procédé
ultramoderne de composition...." ROD STEWART 1986
Une nouvelle tournée marathon débute. Le 10 Juillet à Wembley Stadium ce
sont plus de 40.OOO chanceux qui assisteront à l'éphémère reformation des
FACES, ce soir là, la basse est tenue par Bill Wyman des Stones, et c'est
à la fin du show qu'ils seront rejoint par Ronnie Lane, luttant contre une
sclérose en plaque et que Rod amènera sur son fauteuil roulant pour un
final en apothéose.
Pour les besoins de la bande originale du film de Steven Spielberg
"L'aventure intérieure" Rod réenregistre "Twistin' the night away" en
1987.
1988, Rod rentre en studio en compagnie d'Andy Taylor, alors ex guitariste
de Duran Duran ainsi que Bernard Edwards de Chic. Ensemble ils composent
plusieurs titres dont "Lost in you" qui sera le premier single de
l'excellent album "Out of order" (11 éme UK et 20éme US) qui sort en juin
88. L'album très "Rock FM" se vendra à plus de 4 millions d'exemplaires à
travers les Etats-Unis et deviendra unes des meilleures ventes de l'année
au Canada. L'album comporte 2 très bonnes reprises, d'Otis Redding "Try a
little Tenderness", et "Nobody Knows You", Suivront les simples "Forever
young", "My heart can't tell you no" qui atteint le top 5. L'été 89 sort
le très disco-rock "Crazy about her", dernier single de l'album et dernier
pied de nez aux détracteurs de Da Ya think I'm Sexy ? Rod qui semble bien
décidé à terminer la décennie en apothéose, boucle une tournée de deux ans
sur le continent américain qui fut un triomphe incontestable.
La fin de l’année 89 sort pour l'Europe uniquement "The Best of Rod
Stewart", dans lequel une nouvelle version de "This old heart of mine" est
enregistrée avec Ronald Isley, ainsi qu’un inédit, "Downtown train" de Tom
Waits qui grimpe jusqu’au sommet des charts américain. Dans la foulée, un
coffret intitulé "Storyteller"est édité, celui-ci regroupe trente ans de
carrière du chanteur avec son lot d'inédits; une reprise des Bee Gees
enregistré avec Booker T and The MG's "To love somebody", retrouvé dans
les poches d'une des vieilles vestes de Rod entassées dans sa penderie !
et une nouvelle version de "I don't want to talk about it". Le tout
accompagné d'un livret commenté par notre homme lui même.
RETOUR AUX SOURCES ?...
Fin de l'année 90 Rod rejoint Tina Turner sur "It takes two" , ce sera un
des succès de fin d'année en Angleterre en la plaçant au 5éme rang en
décembre. La vidéo du single est filmée dans un night club branché de
Nice, le clip servira aussi pour un spot Pepsi Cola
Cette année là, Il épouse Rachel Hunter un top model Néo-Zélandais de 24
ans sa cadette le 15 décembre en Californie.
En mars 1991 "Rhythm of my heart" annonce l'imminente sortie du nouvel
album "Vagabond heart" ( 2éme UK et 10 éme US) dédié à la mémoire de son
père, disparu quelques mois avant sa sortie. Produit par des producteurs
de talent comme Bernard Edwards, Richard Perry, Lenny Warronker mais aussi
Trevor Horn, c'est une grande réussite commerciale. Le deuxième simple
extrait de l'opus, "The Motown song" accompagné des Temptations, sera mis
en image avec un clip très réussi sous la forme d'un dessin animé où Rod
égratigne de façon tout à fait amicale, quelques personnes comme Michael
Jackson ou Madonna. les autres temps forts de l'album sont "Broken Arrow",
"Rebel Heart", "If Only" et surtout "Have I told you Lately" de Van
Morisson.
Reparti pour une immense tournée avec plusieurs dates à Wembley jouées à
guichets fermés. On y verra un soir une groupie blonde outrageusement
maquillée, monter sur scène et se jeter sur Rod. "Celle-ci" n'était qu'en
fait Elton John déguisé en Rachel Hunter !!. Une vidéo de la tournée
paraîtra fin 92, intitulée "Vagabond heart Tour".
Rod enregistre en fin d'année "My town" avec le groupe Canadien Glass
Tiger pour un unique single.
1992 "Two rooms" un album hommage à Elton John et Bernie Taupin voit le
jour, de grandes pointures du rock apportent leur touche à des reprises de
grands succès d'Elton, on y retrouvent pêle-mêle, Eric Clapton, Jon
Bonjovi, Tina Trurner, Joe Cocker, Phil Collins, les Beach Boys etc... Rod
complice de longue date y participe en reprenant superbement "Your song".
En mars 93 paraît l’album "Lead vocalist", un projet qui regroupe 7
classiques des années 60 et 70, et 5 semi nouveautés qui ne sont en fait
que des reprises enregistrées par Trevor Horn, dont le "Stand back" de
Stevie Nicks, "Tom Traubert's Blues" de Tom Waits (Top 5) et "Ruby
Tuesday" des Rolling Stones. Lors des Britt Awards de cette même année Rod
y est récompensé pour l'ensemble de sa carrière, et clôturera le show TV
en compagnie de ses comparses les FACES.
"Lead Vocalist" ne parait pas aux Sates car un autre projet l'attend "Unplugged
and seated" pour la célèbre chaîne musicale MTV. Le superbe single "Have I
told you lately" se classe n° 2 aux U.S. L'album se vend à 3 millions
d'exemplaires rien que pour les Etats-Unis. Suivront "Reason to believe"
et "Havin' a party" de Sam Cooke. L'essentiel de l'unplugged étant composé
de titres de ses débuts. Rod n’a plus connu un tel succès depuis "Blondes
have more fun". En y interprètant "Have I told you lately", Rod cède aux
paroles dédié a sa femme et laisse couler ses larmes en direct à la TV
américaine, plus tard dans la soirée avec un certain trac, il interprètera
"Mandolin wind" en s'accompagnant au banjo comme pendant ses années de
chanteur vagabond.
En février 94, Rod Stewart est introduit au Rock' n Roll Hall Of Fame.
Cette même année, il est invité par l'une de ses idoles, Bobby Womack sur
l'album "Resurection" et y interprète "Don't break your Promise Too Soon".
Avril 94, Rod Stewart est n°1 aux Etats-Unis avec "All for love",pour les
studios Disney et la bande du film des "Trois Mousquetaires". Accompagné
par Sting et Bryan Adams, ce dernier ayant composé le morceau.
''A Spanner in the works" paraît en juin 95. Ballades, rock, et rhythm &
blues sont au menu, ainsi que quelques bonnes reprises de Tom Waits, Bob
Dylan, Chris Rea et Sam Cooke. "You're the star" est extrait suivi de
"Lady luck". "Purple heather" est le titre scottish de l'album fortement
inspiré d'une chanson du folklore écossais (Mountains Wylds).
Le "Spanner In the Works Tour" permet de retrouver "In The Round" le
chanteur sur une scène centrale et accompagné d'un grand orchestre de 22
musiciens classiques.
Cette même année, MERCURY, ressort du plus profond des limbes une double
compil' intitulé "Handbags & Gladrags" dans laquelle figure 5 inédits de
bonne facture de l'époque 69 - 74 avec mention "très bien" pour "Crying
Loving Laughing".
Pour le "Tribute to Carole King" Rod reprend le célèbre "So far away" qui
sortira en single dans certains pays fin 95.
"Purple heather" réenregistré avec l'équipe d'Ecosse sort pour l'Euro 96.
"If we fall in love tonight"(top 20), est un album qui paraît fin 1996 et
qui propose une sélection des plus belles ballades enregistrées par Rod au
cours de sa longue carrière. Agrémentés de quelques inédits soul, "For the
first time" et "If we fall in love tonight" "When I Need You", hélas les
ventes ne suivent pas.
Fin 97 Rod participe à l'album hommage à Lady Diana en reprenant un titre
de Bob Dylan "Love minus zero/No limit".
Puis sort "When we were the new boys" en mai 98, un album qui montre que
Rod Stewart est toujours un rocker. Il en profite pour enregistrer des
titres la jeune génération en reprenant un morceau d'Oasis, "Cigarettes
and alcohol", ainsi que "Rocks" de Primal Scream et "Weak" de Skunk
Anansie. Il rend hommage à son comparse des Faces, Ronnie Lane décédé
quelques mois plus tôt, avec une nouvelle version de "Ooh la la", où Il
est accompagné par les Corrs. Malgré les efforts de Stewart, que l'on ne
lui connaîssait pas en matière de promo TV, l'album ne franchit pas le TOP
40 U.S et les deux singles "Ooh la la" et "When we were the new boys"
tombent bien vite dans l'oubli.
Pour ne rien arranger, Rachel Hunter quitte le domicile conjugal sans
préavis, et Stewart sombre dans une semi dépression, ce dernier refuse la
sortie du 3ème single de l'album 98 "Superstar" dont les paroles évoquent
pour lui, sa liaison avec Rachel.
Eté 99 sort un single, pour les besoins de la B.O.F du film interprété par
Robin Williams "Patch Adams", "Faith of the heart" composé par Diane
Warren, pendant que Rod déchaîne les 20.000 supporters venus l'acclamer
dans le stade Mythique de Hampden Park à Glasgow et le cinglant final sur
"Sailing". Stewart sauve les apparences.
Fin 99, paraît une compil' des Faces titré, "The best of Good Boys.." qui
contient un inédit réussi, "Open to Ideas".
L'épisode le plus noir de la longue carrière de Rod The Mod est à venir :
En mai 2000, Rod Stewart consulte un médecin suite à des problèmes vocaux,
on lui détecte une tumeur cancéreuse de la glande tyroïde. L'opération
sérieuse est inévitable, le chanteur se retrouve aphone pendant de longs
mois.
Les malheurs s'enchaînent... "Run back into your arms" sort mi-octobre,
alors que l'album qui doit suivre, "Human" est repoussé jusqu'au 14
février 2001, dû aux problèmes vocaux de la rock star. L'album paraît sous
le logo d'Atlantic, maison de disque mythique d'Otis Redding ou Aretha
Franklin. Le single suivant "I Can't deny it" paraît quelques semaines
trop tôt avant la campagne promo et logiquement se plante dans les charts,
alors que pour ce titre rapide, les DJ's U.S en avait promis grand succès.
le second single "Don't come around here" bénéficie du même manque
d'entrain à être promotionné. "Human" et le 28ème album solo de Rod, il
est produit par la crème des producteurs du moment. Mais Malgré des
invités de prestige comme Mark Knopfler de Dire Straits et Slash des Gun's
& Roses et pour ne rien gâcher, l'album est très mal accueilli par la
critique, on lui reproche de vouloir trop flirter avec les sons R'n'B
actuels. Cet album est un véritable fiasco commercial dû à une mauvaise
campagne promo et une production qui ne colle pas au personnage. Atlantic
Records vire sans ménagment un Rod Stewart décidément bien affaiblit.
Pour la fin de 2001 une nouvelle compilation voit le jour, "The Story So
Far" pour l'Europe et "The Voice" pour le marché américain. Cette compil'
met un terme à la période Warner qui aura duré 26 ans, notons que ce
double album s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires, plutôt pas
mal pour un artiste, qui selon les dires des managers de chez Atlantic, ne
rapportait plus assez !
En Février 2002, Rod signe un contrat chez J Records sous la houlette de
Clive Davis (Santana...) et effectue une tournée mondiale lucrative, en
visitant les States, l'Australie, le Royaume Uni, l'Allemagne.....Rod a
d'ailleurs a été couronné pour la meilleure tournée mondiale, par les
rock-critics américaines.
Fin 2002, Rod renoue (enfin) avec le succès mondial, grâce à l'album It
Had To Be You...The Great American Songbook, qui se classe directement n°
4 au States et n° 8 au UK, ainsi qu'aux premières places de nombreux
autres charts de la planète. L'album regroupe des standards des années 30
à 50, dont les reprises de Cole Porter "Everytime we say goodbye", les
superbes "These Foolish Things", "The Way You Look Tonight" "You Can take
that away from me". Ce formidable écrin de bijoux jazzy, est encore
enjolivé par la formidable voix rocailleuse de Rod restée finalement
intacte, et qui ici semble atteindre des sommets. Le Succès a été d'autant
plus inattendu qu'aucun single n'avait été sorti dans le commerce pour cet
album. Un DVD parût début 2002 nous montre Rod en pleine forme à New York
pour un concert en petite salle intimiste.
Fin 2003, paraît le second volet "As time goes By...The Great American
Songbook vol.2". Il est également composé de titres de l'entre deux
guerres, plusieurs versions sont éditées selon leur pays de sortie, et
comportent un titre en duo avec un artiste différent en fonction du pays.
Les reprises les plus réussies sont sans conteste "As Time Goes By", mais
aussi "Smile", "Where or when". L'album entre directement n°2 dans les
charts U.S fin 2003.
Février 2004, débute la tournée "From Maggie May To the Great American
Songbook", où les concert sont scindés en une partie "rock" et la seconde
moitié jazzy. C'est d'ailleurs au cours de cette tournée que le 30 aoùt
2004 sur Hollywood Boulevard à Los Angeles, Ron wood et Ian Mc Lagan
rejoignent Stewart pour un concert fabuleux, durant lequel les ex-faces
reprennent "Stay With Me", "Losing You", "Rather go Blind" et "Every
Picture Tells A Story" entre autres.
Entre temps Warner Rhino sort en Juin 2004 un impressionnant coffret des
FACES intitulé "Five Guys walk Into A Bar" composé de 4 cd's et d'un
livret commenté par Ian Mc Lagan Lui-même. Le bijoux regroupe les titres
essentiels de la courte carrière du groupe, mais aussi d'excellents
inédits, de titres studios comme "If Loving you Is Wrong.." enregistré en
1973 et que Rod reprendra plus tard dans son album "Foot Loose & Fancy
Free" en 77. "Tonight's Number" "Come See Me Baby", "Insurance", "Gettin
Hungry".... et quelques autres perles, ainsi que des titres enregistré
live pour la BBC dont l'énorme "The Stealer" de Paul Rogers que Stewart
admirait beaucoup.
Devant un succès aussi incroyable qu'inattendue, concernant les ventes des
2 American SongBooks, sort le 19 octobre 2004, le 3ème et dernier volet
des American Songbook, intitulé "Stardust..The Great American Songbook vol
3" ou figure parmi les dernières reprises, un duo avec Stevie Wonder sur
le superbe "What A Wonderful World" immortalisé par Louis Armstrong. |
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Rod Stewart may have began his career as a respected
singer, yet that respect eroded as he got older, as he became more concerned
with stardom than music. While he has
recorded some terrible albums -- and he would admit that freely -- Stewart
was once rock & roll's best interpretive singer, as well as an accomplished
songwriter, creating a raw combination of folk, rock, blues, and country
that sounded like no other folk-rock or country-rock. Instead of finding the
folk in rock, he found how folk rocked like hell on its own. After Stewart
became successful, he began to lose the rootsier elements of his music, yet
he remained a superb singer, even as he abandoned his own artistic path in
favor of following pop trends.
Stewart began his musical career after spending some time as an apprentice
with the Brentford Football Club, touring Europe with folk singer Wizz Jones
in the early '60s; during this time he was deported from Spain for vagrancy.
When he returned to England in 1963, he joined the Birmingham-based R&B
group Jimmy Powell & the Five Dimensions, as a vocalist and harmonica player.
The band toured the U.K. and recorded one single for Pye Records, which
featured Stewart on blues harp. After moving back to London, he joined Long
John Baldry's band, the Hoochie Coochie Men. The group recorded a single in
1964, "Good Morning Little Schoolgirl," which failed to chart and soon
afterward the group evolved into Steampacket.
During the summer of 1965, the group supported the Rolling Stones and the
Walker Brothers on a U.K. tour, as well as recording an album that remained
unreleased until 1970. Early in 1966, Steampacket disbanded and Stewart
became a member of the blues-rock combo Shotgun Express, which released one
single that fall before splitting. Rod Stewart then joined the Jeff Beck
Group at the end of 1966.
With the Jeff Beck Group, Rod Stewart began his climb to stardom. Stewart
and the former Yardbird guitarist pioneered the heavy blues-rock team of a
virtuoso guitarist and a dynamic, sexy lead vocalist which became the
standard blueprint for heavy metal. Truth, the band's debut album, was
released in the fall of 1968, becoming a hit in both America and Britain.
The Jeff Beck Group toured both countries several times in 1968 and 1969,
gaining a dedicated following. In the summer of 1969, they released their
second album, Beck-Ola, which became another hit record in both the U.S. and
U.K. However, the group fell apart in the fall.
After rejecting an offer to join the American rock group Cactus, Stewart and
Jeff Beck Group bassist Ron Wood joined the Small Faces, replacing the
departed vocalist/guitarist Steve Marriott. With Wood switching over to
guitar, the group shortened their name to the Faces and recorded their debut
album, First Step. During this time, Stewart had also signed a solo contract,
releasing his first album, An Old Raincoat Won't Let You Down (re-titled The
Rod Stewart Album for its American release), at the end of 1969; the record
failed to chart in the U.K., yet it made it to number 139 on the U.S. charts.
On the album, Stewart's folk roots meshed with his R&B and rock influences,
creating a distinctive, stripped-down acoustic-based rock & roll that
signalled he was a creative force in his own right.
The Faces released First Step in the spring of 1970. The album was a
departure both from the R&B/pop direction of the Small Faces and the heavy
blues of the Jeff Beck Group; instead, the group became a boisterous, boozy,
and sloppy Stones-inspired rock & roll band. The album fared better in the
U.K. than it did in the U.S., yet the group built a devoted following on
both continents with their reckless, messy live shows. Stewart released his
second solo album, Gasoline Alley, in the fall of 1970, supporting it with
an American tour.
The following year proved to be pivotal in Stewart's career. At the
beginning of 1971, the Faces released their second album, Long Player, which
became a bigger hit than First Step, yet his third solo album, Every Picture
Tells a Story, made Rod Stewart a household name, reaching number one in
both America and Britain. "Reason to Believe" was the first single from the
album, becoming a minor hit in both the countries, but when DJs began
playing the b-side, "Maggie May," the single became a number one hit in both
the U.K. and U.S. for five weeks in September. The Faces released their
third album, A Nod Is as Good as a Wink...To a Blind Horse, a couple of
months later. Thanks to the success of Every Picture Tells a Story, the
album was a Top Ten hit in both countries; it also launched the single "Stay
with Me," which became the band's only Top 40 hit in the U.S.
The following year, the Faces began a lengthy spring tour. During the tour,
tensions grew within the band as Stewart's solo career increased in
popularity. That summer, Stewart released his fourth solo album, Never a
Dull Moment, which nearly replicated the success of Every Picture Tells a
Story, peaking at number two in the U.S. and number one in the U.K. In the
spring of 1973, the Faces released their final album, Ooh La La. Stewart
expressed his disdain for the record in the press, yet it hit number one in
the U.K. and number 21 in the U.S. After releasing the "Pool Hall Richard"
single in the beginning of 1974, the band went on tour; it would prove to be
their last. Stewart released Smiler in the fall of 1975. Smiler followed the
same formula as his previous four albums -- and it also became a hit -- yet
it showed signs that the formula was wearing thin. In March of 1975, he
began a love affair with Swedish actress Britt Ekland; the romance, along
with a bitter fight with U.K. tax collectors, prompted him to apply for U.S.
citizenship. Atlantic Crossing, released in the summer of 1975, made the
singer's relocation explicit. Recorded with producer Tom Dowd and the Muscle
Shoals rhythm section, the album removed much of the singer's folk roots and
accentuated his pop appeal. At the end of the year, Stewart left the Faces
and the band finally called it quits.
Recorded in Los Angeles with a group of studio musicians, 1976's A Night on
the Town continued Stewart's move to slicker pop territory and proved quite
successful, becoming his first platinum album; it featured the hit single
"Tonight's the Night," which was number one in the U.S. for eight weeks.
Foot Loose and Fancy Free, released the following year, followed the same
artistic pattern as A Night on the Town while surpassing its commercial
performance, selling over three-million copies. Stewart incorporated some
disco to his musical formula for 1978's Blondes Have More Fun. Supported by
the number one single "Da Ya Think I'm Sexy?," the record became Stewart's
first number one album since Every Picture Tells a Story, selling over
four-million records. By this time, Stewart was notorious for his jet-set
lifestyle, particularly the series of actresses and models he dated.
With 1981's Tonight I'm Yours, Stewart began adding elements of new wave and
synth-pop to his formula, resulting in another platinum album. Soon
afterward, his career hit a slump. His next four albums sounded forced and
he only scored three Top Ten hits between 1982 and 1988; out of those four
albums, only 1983's Camouflage went gold. Stewart rebounded with 1988's Out
of Order, recorded with Duran Duran's Andy Taylor and Chic's Bernard
Edwards. His version of Tom Waits' "Downtown Train," taken from the 1989
four-disc box set Storyteller, became his biggest hit since "Da Ya Think I'm
Sexy?" Vagabond Heart (1991) reflected a more mature and reflective Rod
Stewart and continued his comeback streak.
Stewart reunited with Ron Wood to record an MTV Unplugged concert in 1993;
the accompanying album launched the Top Ten hit single, "Have I Told You
Lately." Unplugged also returned Stewart to a more acoustic-based sound. On
his 1995 album, A Spanner in the Works, the singer explored a more polished
version of this sound, scoring another hit with Tom Petty's "Leave Virginia
Alone." The following year, he released If We Fall in Love Tonight, which
was comprised of both previously released and new material. When We Were the
New Boys, a return to his roots in trad rock, followed in 1998.
In 2001, Stewart embarked on a new path with Human, an album that attempted
to cross over to contemporary and urban audiences, but it failed with the
critical and commercial public alike. His next project may have sounded
equally unlikely, but it was much more successful. It Had to Be You..., the
first in his series crooning the Great American Songbook, became an adult
contemporary favorite and lodged near the top of the album charts after its
release in 2002. As Time Goes By... followed it into the charts in 2003, and
missed the top spot by only one notch. In late 2004, his third volume in the
series (Stardust...) hit number one. Thanks for the Memory became the fourth
entry in the series in 2005. By years end, all four volumes were collected
in The Great American Songbook Box Set. |