|
Reconnu bien jeune pour ses talents d'imitateur, Stéphane Rousseau prend
pour la première fois part au Festival Juste pour rire en 1988. Montant
sur les planches dans la peau du célèbre humoriste de cabaret Roméo
Pérusse, le jeune homme récolte de nombreuses mentions. Le monde de
l'humour lui sourit.
En 1989, préférant le microphone à la scène, l'humoriste co-anime, aux
côtés de Mario Lirette, la populaire émission Les 2 pistons, diffusée sur
les ondes de CKMF, la radio Énergie. Si ses performances vocales font de
lui un animateur des plus prisés, Rousseau ne tarde pourtant pas à
déserter la bande FM. Désireux de renouer avec le monde du spectacle, le
comique s'investit, dès 1991, à l'écriture de son premier véritable one
man show, Rousseau, qui met au monde Madame Jigger. Le succès est
fracassant. Récoltant bon nombre de critiques élogieuses, ce premier
numéro lui vaut, en 1993, le Félix du meilleur spectacle d'humour au gala
de l'Association de l'industrie du disque et du spectacle québécois (ADISQ),
et en 1994, le billet Double Platine, certifiant des ventes de plus de 200
000 billets. Rousseau s'impose alors comme l'un des humoristes les plus
prometteurs de sa génération.
Stéphane Rousseau remonte sur les planches en 1995 pour donner vie à
Drôle, dont la réussite n'est pas moindre. Attirant près de 200 000
personnes en salle, ce deuxième one man show, une fois sur vidéocassette,
trouvera preneur chez des milliers d'admirateurs et ne vaudra rien de
moins à Rousseau qu'un Vidéo D'Or (1997).
Alors qu'une fertile décennie de stand up s'achève, pour l'humoriste,
c'est la consécration. À l'occasion du spectacle du Jour de l'an 1999,
Stéphane Rousseau prend place sur la scène du Centre-Bell, aux côtés de
Céline Dion; 25 000 personnes prennent part à l'événement. Peu de temps
après, l'humoriste lance Stéphane Rousseau, spectacle qui, en plus de lui
valoir l'Olivier de la Performance scénique de l'année (2001) et l'Olivier
du Spectacle le plus populaire (2001), le porte jusqu'à Paris, où il
occupe, pendant 45 jours, la scène du renommé Bataclan.
Figurant parmi les grands de l'humour francophone, Stéphane Rousseau est
invité à se lier au monde du cinéma. Voyant là l'occasion de réaliser un
rêve d'enfant, l'humoriste se glisse dans la peau de l'un des principaux
personnages du film Les Dangereux de Louis Saïa. Si cette première
expérience cinématographique s'avère des plus enrichissantes pour le
comédien, ce qui l'attend par la suite est d'autant plus édifiant. Entre
2002 et 2003, Stéphane Rousseau est plus que jamais sollicité. Prenant
notamment part aux Galas Juste pour rire en compagnie de l'humoriste
français Franck Dubosc, pour co-animer le Gala des Français, - lequel,
présentée en 2003 sur France 2, récolte 6 millions d'auditeurs -,
l'humoriste se voit également confier l'animation du gala Métrostar, et,
coup d'envoi de sa carrière d'acteur, un important rôle dans le chef
d'œuvre de Denys Arcand, le très récompensé long métrage Les Invasions
Barbares. Offrant une performance remarquable dans le rôle de Sébastien,
l'artiste reçoit le Génie du Meilleur acteur de soutien.
En 2004, de retour sur les planches, Stéphane Rousseau se fait
chanteur-comédien et assume la tête d'affiche de la distribution
parisienne de Chicago, la comédie musicale. Entre Montréal et Paris,
l'humoriste travaille d'arrache-pied à son nouveau spectacle d'humour,
dont la première mondiale se tient dans le cadre de la 23e édition du
Festival Juste pour rire. À l'égard de l'humoriste et de son nouveau
spectacle éponyme, une quête du bonheur de plus de 90 minutes sans
entracte, les critiques sont dithyrambiques. Le nom de Stéphane Rousseau
est sur toutes les lèvres…. Les éloges fusent de toutes part, les
supplémentaires s'accumulent, le succès est manifeste sur toutes les
scènes de la Belle province.
Après avoir sillonné le Québec et renoué avec un public qui l'attendait,
Stéphane Rousseau partira pour le Vieux continent, où il séjournera de
novembre 2005 à avril 2006, prêt à conquérir le public français. |